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Interview de Martin Diaw

INTERVIEW MARTIN DIAW

Martin, peux tu commencer par nous détailler ton cursus ?

J’ai commencé le basket à Pessac en équipe de jeunes puis je suis allé à Canéjan pour jouer avec mes potes. Ensuite je voulais partir aux Etats-Unis mais il fallait avoir le bac c’est pourquoi je suis parti à MIRECOURT dans l’Est de la FRANCE pour jouer en N2 et en N3 et passer ainsi mon bac. J’ai ensuite été à la faculté à NANCY une année pour enfin rejoindre une université américaine, en 2000.
J’ai joué à la California University of Pennsylvania pendant cinq ans. Puis je suis revenu en FRANCE pour jouer en Pro B à EPINAL, une saison. Malheureusement le club est descendu et à partir de ce moment là, j’ai eu pas mal de difficultés à trouver un club donc je suis revenu à BORDEAUX. Je m’entrainais avec les JSA jusqu’en novembre puis je rejoignais mon frère à PHOENIX.J’ai fait cela durant 3 ans puis j’ai fini par signer avec les JSA la saison dernière.

Peux-tu justement nous dire ce qu’il y a de différent aux Etats-Unis et ce qui t’a plu ?

Au niveau basket c’est très professionnel notamment les infrastructures. Tout est fait pour réussir il y a notamment deux kinés et parfois leurs assistants, deux docteurs, un coach et trois assistants, bref c’est très sérieux et rien n’est laissé au hasard.
Par contre on doit s’entrainer très dur, par exemple lors de mes premières années je m’entrainais à 5h30 du matin.
Sinon là-bas le jeu est plus rapide, pas forcement plus physique car à l’université les joueurs sont jeunes, et à une dimension très athlétique.

Avec ton expérience (bientôt 32 ans) et du recul, comment as tu vécu la saison dernière ?

On a bien commencé, c’était bien pour une première saison en Pro B, puis on a connu des blessures et des défaites. Cela a commencé à être très difficile pour l’équipe et également pour moi plus personnellement. On a quand même échoué de peu.
Moi ca m’a permis de me relancer car je n’avais pas joué depuis trois ans donc les premiers mois ont été durs mais j’ai retrouvé la forme et l’esprit de compétition.
Je savais que je ne jouerai pas énormément mais c’est toujours frustrant de ne pas beaucoup jouer et de voir son équipe descendre sportivement.

Cette saison est une nouvelle aventure avec un nouveau projet, j’imagine que toi aussi pour les raisons dont on vient de parler, tu dois avoir ce fort désir de remonter en Pro B ?

Oui évidemment, c’est mon objectif. Je pense que ca va être dur mais on a les moyens d’y arriver.
Le groupe est sain et possède toutes les qualités nécessaires pour réussir, il faut juste ne pas faire de faux pas et être concentré toute la saison.

Comment te sens-tu dans cette équipe justement ?

Comme je l’ai dit, le groupe est vraiment très sympa et c’est difficile de ne pas s’y sentir bien. Tout le monde s’entend bien, il n’y a pas de concurrence négative, on joue tous le jeu pour un même objectif commun et aucun de nous ne tire la couverture sur lui ou se comporte égoïstement et ca c’est assez rare pour le souligner et plutôt agréable.

Tu es de mieux en mieux au fil des matchs, penses-tu avoir trouvé ton rythme et ton rôle ?

Oui c’est vrai je me sens bien mais je sais que je dois et peux apporter encore plus à l’équipe. Je dois être plus fort quand on a besoin de moi car je sais que tout le monde est important mais personne n’est indispensable.

Justement, que penses tu devoir améliorer dans ton jeu pour encore progresser ?

Un peu tout en général, mais déjà commencer par me poser moins de questions (rires).Je dois être plus dur en défense car j’ai un rôle important à jouer, être plus concentré à l’entrainement sur la durée car avec la fatigue, j’ai parfois tendance à me relâcher.

J’aimerai qu’on parle un peu de ton contexte familial maintenant. Ta maman a été une très grande basketteuse, ton papa un grand athlète, ton "petit" frère a la carrière qu’on lui connait tous. Bref j’imagine que tu as été plongé dans le monde de la balle orange très jeune ?

Pas si jeune que ca en fait. J’ai commencé par le foot comme tout le monde et je n’ai commencé le basket qu’à l’âge de 13 ans. C’est quand la fameuse finale NBA LAKERS contre BULLS qui m’a donné envie de jouer au basket. J’ai commencé à jouer sur les playgrounds avec mon frère et des potes et c’était parti. Comme j’étais plus grand que lui je le corrigeais !!!

Quelle relation avez-vous tous les deux ?

On s’appelle régulièrement, toutes les semaines à peu près. On ne parle pas trop basket, c’est juste pour savoir l’essentiel, ce qu’il se passe dans nos vies respectives.
On a toujours été complices car on est parti assez jeunes de la maison. Moi je suis parti pour jouer à MIRECOURT et lui est parti d’abord à TOULOUSE dans un centre de perfectionnement puis à l’Insep donc c’était important de garder un contact à cette période et depuis c’est resté.

Tu aurais cru un jour jouer dans un club dont le président est ton frère ?

Rires.....non pas jusqu’à l’année dernière. Mais bon pour moi ca ne change rien. Je n’y pense pas tous les jours et puis honnêtement le boulot est le même.

Allez un petit mot du grand frère sur sa carrière quand même ?

Je suis évidemment très fier et admiratif de tout ce qu’il a fait et ca me fait très plaisir.

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Tu es originaire de BORDEAUX donc je te propose un petit questionnaire sur ta ville.

BORDEAUX VU PAR MARTIN

- Une rue : rue Sainte-Catherine
- Un monument : le lycée Victor Louis
- Une personnalité : ma mère
- Un lieu culturel : le stade Chaban-Delmas
- Une saison : l’été
- Un plat : les cannelés
- Une boisson : le sauternes
- Une balade : la dune du Pyla
- Un souvenir : tous les après midi entiers à jouer sur les playgrounds quand j’étais jeune
- Un bar : le Cock and Bull
- Un resto : chez Vincent à Bègles
- Je sais enfin que tu as beaucoup voyagé, dis moi l’endroit qui t’a le plus marqué : sans hésitation le grand canyon.

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