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Interview de Ahmed Fellah

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Salut Ahmed, donne-nous de tes nouvelles au niveau physique ?

Je me sens de mieux en mieux même si la douleur est toujours présente. Nous sommes dans les clous par rapport à ce que le staff médical avait prédit c’est à dire être pratiquement en pleine possession de mes moyens en janvier.

Revenons un peu sur la fin de saison dernière où tu es arrivé pour les cinq derniers matchs et tu te blesses au quatrième. Le cinquième se joue sans toi à Quimper pour le maintien et on perd. Comment as tu vécu tout cela ?

Mis à part ma blessure, je trouvais ça vraiment dommage au vu du potentiel de l’équipe d’en arriver là. Notre équipe méritait de rester en Pro B, même si c’est difficile de juger en ayant joué seulement quatre matchs avec les gars. Ce qu’on peut dire c’est que malgré les nombreuses blessures pendant la saison, on a quand même eu notre destin entre les mains sur le dernier match.

Alors justement, cette blessure, la première importante de ta carrière est arrivée après une saison sans club, j’imagine que tu devais être au plus mal ?

Oui forcément. Déjà de ne pas avoir pu jouer ce fameux dernier match décisif pour le destin du club a été très frustrant.
Une fois la saison terminée, ça a été très dur et compliqué pour moi de faire face à cette blessure, qui était la première comme tu le disais, mais je ne m’en serais jamais sorti sans le soutien de mes proches, de ma famille et du club.

Que se passe t il dans ta tête à ce moment là ?

Beaucoup de choses. Dans les vestiaires je me disais que j’avais la poisse car je sortais d’une saison blanche, que je me sentais bien à Bordeaux et que pour signer ici pour la saison prochaine ou dans un autre club avec un pied dans le plâtre pendant six mois cela allait être mission impossible.
Je me demandais aussi si j’allais avoir la force de repartir sur une saison sans club, sans jouer et même continuer à jouer au basket. J’ai vraiment eu une grosse remise en question

Tu as du faire une longue rééducation, comment c’est elle passée ?

J’ai eu environ deux mois de plâtre en plein été (RIRES) Ensuite il a fallu réapprendre à marcher tout simplement, retrouver de l’élasticité au niveau du pied. J’ai fait tout ça à Orléans, dans un premier temps, chez moi avec mon kiné et mon docteur.
Ensuite il y a eu la période à Capbreton où j’ai travaillé pendant trois semaines beaucoup plus spécifiquement avec des gens spécialisés dans la rééducation du tendon d’Achille.
Et pour finir je suis rentré à Bordeaux où j’ai commencé le travail spécifique basket avec Loïc notre kiné.

Je me doute que cela a été une période également difficile quand on voit ses coéquipiers reprendre la saison sans nous, qu’est ce qui t’a motivé chaque jour à travailler pour revenir ?

Déjà c’était un vrai challenge personnel : celui de retrouver des sensations pour la vie de tous les jours, puis celles du basket et enfin de retrouver le niveau que j’avais avant la blessure.
Ensuite, quand on voit ses potes qui s’entendent tous bien, l’ambiance qui règne dans l’équipe et les victoires qui s’enchainent, tu te dis que tu as vraiment envie d’y participer et donc de revenir le plus rapidement possible.

Tu as rejoint le groupe depuis plus d’un mois maintenant, comment le sens tu ?

Déjà avant, comme je le disais, le groupe était sain avec une bonne ambiance et ca n’a pas changé depuis bien évidemment. Je suis persuadé qu’on va réussir à atteindre nos objectifs grâce à cette cohésion.

Apres onze victoires consécutives, nous avons perdu chez le leader DENAIN, comment analyses-tu cette défaite ?

On n’a peut être pas eu assez de lucidité pendant le match, mais ce qui est encore plus regrettable c’est le gros écart creusé dans les deux dernières minutes. J’’espère que cela n’aura pas d’incidence sur notre fin de saison.

Comment le groupe a vécu cette défaite et penses tu que nos objectifs soient encore réalisables ?

Plutôt bien puisqu’on a vite fait le deuil et réagi en gagnant le week-end d’après à la maison contre St Etienne, autre grosse équipe de la poule. L’objectif est bien sûr toujours d’actualité puisqu’on a vu qu’au même moment Denain est allé perdre à St Quentin donc tout peut se jouer dans ce championnat.

En parlant de montée, tu en as vécu une avec Orléans, quels sont pour toi les ingrédients pour réussir ?

Il faut savoir gérer le statut de favori car même si nous ne sommes pas premier au classement, nous sommes attendus dans toutes les salles.
Il nous faut aussi être pro jusqu’au bout, ne pas se relâcher malgré la longueur de la saison, ne pas perdre de match bêtement et garder cette régularité tout au long de la saison.

Enfin que penses-tu de l’arrivée de Ronny TURIAF dans le club ?

C’est bien pour le club, ça prouve que le club continue à se professionnaliser. Je pense que c’est ce qui manquait à Bordeaux : un grand club pro.
C’est évident qu’avec un apport comme l’investissement fort de Boris DIAW notre président et maintenant Ronny TURIAF, cela prouve que le projet est prometteur et intéressant.

SOUVENIRS DE NOËL ...

Qu’est ce que tu vas commander au Père Noël ?

Surtout une santé et de ne plus me blesser.

et pour l’équipe ?

D’atteindre nos objectifs.

Quel serait le plus beau cadeau pour toi ?

Je vais l’avoir avec ma fille.

et pour l’équipe ?

La montée bien sûr.

Quel est le plus beau cadeau que tu aies reçu et par qui ?

J’en ai tellement eu que je ne m’en souviens plus (RIRE !!!!!!!!)

Le plus ridicule et par qui ?

Aïe, là je ne vais pas me faire d’amis. Au début de la relation avec ma femme, mes beaux parents m’avaient offert un panier garni avec pas mal de porc dedans alors que je suis musulman.

Quel est le plus beau cadeau que tu as offert et à qui ?

La demande en mariage à ma femme.

A qui tu ne feras jamais de cadeau ?

A Jean Denys Choulet - entraineur de Roanne.

Quel est le cadeau dont tu rêves et que tu n’auras jamais ?

Le ticket gagnant de l’euromillions et des cheveux !!!!!

Penses tu être toi même un cadeau ?

Bien sûr !!! Le meilleur même ... mais empoisonné parfois j’avoue.

Qui serait la mère Noël idéale pour toi ?

Kim KARDASHIAN.

Tu as cru au Père Noël jusqu’à quel âge ?

En fait chez nous on ne fête pas Noël donc je n’y ai jamais cru car on ne m’en a jamais parlé. Je le fête car ma femme le fête maintenant.

Ton plus beau cadeau va arriver non ?

En effet, j’attends avec impatience l’arrivée de ma fille autour du 9 janvier.

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