Linda et moi-même gérons la communication grand public du club avec l’aide d’autres bénévoles et membres du staff qui partagent leurs informations et autres dossiers ! Comme nous le faisons depuis le début de saison, c’est en binôme que nous avons décidé de réaliser nos portraits, l’un répondant aux questions de l’autre dans une interview croisée. Libre à vous de nous poser vos questions si vous le souhaitez, nous sommes aussi là pour ça ! Bonne lecture !
Clément, raconte nous un peu ton histoire avec les JSA Bordeaux ?
Basketteur depuis l’adolescence, j’ai longtemps supporté Pau-Orthez malgré la distance et le peu de communication qui existait à l’époque. Je me souviens grappiller les quelques news dispos les soirs d’Euroleague sur Sud Radio, c’est dire! Supporter une équipe était beaucoup plus compliqué que maintenant ! Les années ont passé et je suis finalement revenu sur Bordeaux où j’ai simplement été curieux un soir de match à Jean Dauguet. Je serais incapable de raconter les circonstances ou l’affiche, mais je sais y avoir trouvé mon compte ce soir là. Je suis revenu plus régulièrement ensuite, d’abord en simple spectateur, puis en tant qu’abonné, et maintenant avec ma casquette de bénévole.
Comment en es tu venu à écrire pour les JSA ?
Je crois que j’ai toujours aimé écrire. J’ai d’abord rédigé quelques résumés de match pour mon club de basket l’ASL, mais j’ai réellement pu concrétiser ça avec la tenue d’un blog ciné, « confessions d’un accro aux dvd » qui m’a permit de parler d’un autre sujet qui m’est cher, le cinéma. De fil en aiguille (je vous épargne les détails), j’ai rencontré Florent, photographe pour les JSA, qui connaissait mon engouement pour le club et mon envie de prendre part au projet basket de la structure.
Comment se déroule un match pour toi ?
J’aime assez « prendre la température » et arriver quelques heures avant le début du match. Aller parler avec les autres bénévoles ou échanger quelques mots avec les joueurs m’inspire autant, voir plus que de rester sur ma table à prendre des notes pendant la rencontre. Quand le match est lancé, j’alterne entre notes écrites et alimentation des réseaux sociaux. La journée n’est cependant pas fini pour moi puisque je rentre rédiger mon article tant que je suis encore dans l’ambiance de la soirée.
Quelle interview rêverais tu de donner ? Quelle serait ta question piège/ décalée ?
L’interview que je rêverais de donner…peut être George Eddy pour qui j’ai énormément de respect. Ce type a régalé les basketteurs français pendant des années et le voir finir sa carrière comme ça nous a tous rendu un peu nostalgiques je crois. Je lui demanderai entre autres de me raconter cette interview de Tony Parker en 2007 après l’élimination de la France à l’Euro avec un jeune Tony agressif et vexé par les mots du commentateur.
Quelle action d’anthologie aurais tu aimé relater ?
Comme beaucoup de fans de basket de ma génération, je répondrais sans hésiter le dunk de Vince Carter sur Fred Weis aux JO de Sydney. Je crois que le temps s’est arrêté sur la planète basket ce jour-là !
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Linda pourquoi avoir choisi de t’orienter sur le basket et pas forcément des sports plus régionaux comme le football ou le rugby ?
A la base, je viens plutôt d’un secteur artistique : je dessine beaucoup, travaille la photo en studio, etc. Je suis venue à la photo de basket un peu par hasard : je n’ai jamais joué. J’avais envie d’explorer d’autres aspects de la photo, alors j’ai demandé à assister à des matchs. J’avais demandé le Handball à Saintes (N2) et le basket à Cognac (N1), le foot et le rugby nécessitant un matériel plus puissant et très cher. Le club de Cognac a répondu en premier. Mon premier match était d’ailleurs un CCBB-JSA en janvier 2014 ! Depuis, je n’ai jamais quitté les parquets.
Comment se passe un soir de match pour toi ?
Les soirs de match, j’ai préparé mon matos plus tôt dans l’après-midi. Quand je peux, j’aime bien arriver une petite demi heure en avance, pour me préparer calmement (bon j’avoue, j’arrive plus souvent 10 minutes avant le coup d’envoi). La photo de sport, c’est un peu comme la chasse, c’est de l’instinct et de la réactivité : il faut anticiper, lire assez vite les schémas de jeu, être vif et surtout rester concentrée. Ce qui n’est pas toujours évident quand la spectatrice prend le pas sur la photographe et que je crie derrière mon boitier ! Le plus gros du travail, c’est en rentrant à la maison pour le tri et le traitement des images.
Quelle ou qui est ta principale source d’inspiration dans ton travail ?
Ma vision de ce sport est nourrie de ma pratique et de ma culture artistique. Mais c’est le reportage streetball et le style d’images, la culture urbaine qui vont avec, qui ont fait le plus évoluer mon travail depuis mes débuts.
Quel événement sportif ou personne rêverais tu d’immortaliser ?
La NBA bien-sûr mais aussi le Rucker Streetball Tournament, tournoi new yorkais légendaire où s’affrontent streetballer et stars NBA. Et parce que j’aime bien vivre dangereusement : une séance portrait avec Demarcus Cousins.
Tu nous présentes selon toi ta plus belle photo basket ?
Là tu m’imposes un choix cruel : résumer 3 ans de championnat, tournois estivaux et playgrounds en une seule image !
J’ai pris cette photo au tournoi Six Park à Paris en juin 2016. J’ai déjà shooté le joueur qui plonge quelques semaines auparavant, au Quartier Ouest (un autre tournoi) et je sais que là, il va se jeter pour essayer de sauver la balle. J’ai juste à aligner mon viseur. La petite part de hasard fait que j’ai appuyé sur le bouton, au moment ou la balle touche le sol, ce qui donne toute sa magie à l’image.
Propos recueillis par Linda Chasserieau et Clément Campaner
Crédit photographie : Linda Chasserieau
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