Billeterie
Billeterie

« L’objectif est de progresser »


A Pau depuis le début de la semaine pour effectuer un stage avec l’équipe de France en vue des J.O, notre président Boris Diaw s’est exprimé lors d’une conférence de presse sur l’actualité des JSA Bordeaux Basket.
Ces propos ont été recueillis par Sud Ouest (vous pouvez lire l’article ici).
En voici le contenu.

« Sud Ouest ». Comment avez-vous réagi au départ de Claude Bergeaud pour Pau ?

Boris Diaw. C’était prévisible. Quand Claude Bergeaud a accepté de revenir au coaching et d’accepter le poste aux JSA, vu sa carrière, je me doutais qu’il ferait l’objet de nombreuses sollicitations au terme de la saison. Il est venu me donner un coup de main comme je l’ai fait quand il me l’a demandé pour Pau il y a quelques années (NDLR, Boris Diaw avait pris par à la recapitalisation de l’Élan en 2008). C’était une chance de l’avoir avec nous.

Vous avez souhaité mettre en place un nouvel organigramme dont Denis Lacampagne, figure historique des JSA, ne sera plus le manager général. Pourquoi ?

Denis Lacampagne reste le président de l’association JSA Bordeaux. Il est à l’origine de tout, il a permis à ce club d’arriver là où il est. Mais nous avons la volonté de professionnaliser notre fonctionnement et de mettre en place une nouvelle structure avec des postes opérationnels, à plein-temps. Ainsi nous avons décidé de fortifier le rôle de directeur sportif et de donner plus de responsabilités à Thomas Darnuzan. La démarche est la même pour le rôle de Nicolas Mingant (ex-directeur administratif), qui va prendre une autre dimension, pour être notre directeur général délégué. Notre souci, je le répète, c’est d’avoir des gens opérationnels, à plein-temps.

Kurt Cunningham, qui est pour beaucoup dans la belle saison des JSA a signé à Boulogne-sur-Mer. Pourquoi ne l’avez-vous pas retenu ?

J’ai essayé, mais il est plus costaud que moi (sourire). On ne peut regretter que ce sur quoi on a le contrôle. Kurt, après sa belle saison, estimait mériter un meilleur contrat. Il s’est positionné à un niveau salarial qui n’était plus dans nos cordes, compte tenu de notre budget… à moins de jouer à deux.

Et O’Darien Bassett ?

C’est pareil pour Bassett. Il fait partie des joueurs qui ont prouvé et qui ont pris une plus-value. Ça prouve que nous avions réalisé un recrutement de qualité.

Claude Bergeaud y avait contribué. Qui effectuera le recrutement pour la saison prochaine ?

La cellule de recrutement reste la même : le directeur sportif, Thomas Darnauzan et le coach, Jean-Marc Dupraz. Ils travaillent dessus actuellement. On a des pistes, mais personne n’a signé pour l’instant.

Gauthier Darrigand, qui intéresse Pau, sera-t-il à coup sûr bordelais en 2012-2013 ?

(Étonné). Il est sous contrat. Après, s’il veut racheter sa dernière année… ou si un club le veut absolument, qu’il nous contacte. Mais on a trop besoin de Gauthier, on aurait vraiment du mal à le remplacer.

Vos objectifs pour la saison prochaine ?

C’est de progresser. Les choses nous ont souri cette saison. On a eu un pigiste qui nous a aidés pendant deux mois… Tout s’est bien enclenché. Au vu de notre budget et de notre projet, ce serait bien de refaire un play-off.

Vous parlez du projet, l’abandon de la construction de l’Arena est-il un frein à son développement et à votre investissement personnel ?

Non, pas du tout. Au contraire même. Je suis plus que jamais impliqué dans le projet. Cette saison, nous avons mis les choses en œuvre au niveau du centre de formation en démultipliant les équipes. Les JSA doivent être reconnus comme un club formateur. À la rentrée, un partenariat sera lancé avec le lycée Victor-Louis de Talence, qui permettra à nos meilleurs jeunes de suivre un programme sports et études.

Et la problématique de la salle ?

Elle est toujours au cœur du projet. Pour pouvoir mieux travailler, nous devons avoir une salle dédiée pour les entraînements. En attendant le Palais des sports, qui est en train d’être rénové, nous souhaitons nous intégrer au projet Darwin, qui travaille à la création d’un écoquartier (NDLR, rive droite, sur le site des anciens magasins généraux de la Caserne Niel). Nous partagerions notre salle d’entraînement avec une rampe de skateboard. C’est un projet qui m’intéresse énormément. Car je ne suis pas à Bordeaux que pour le sport. J’aimerai aussi ancrer mon action dans le paysage urbain qui est en train de bouger.

Source Sud Ouest

Ce contenu a été publié dans Interviews. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.